Permis : mes conseils pour l’obtenir enfin

Besoin de conseils pour obtenir le permis de conduire ? Soyons clairs : je ne suis pas experte, mais je vais partager ici mon expérience en toute transparence. Elle peut vous intéresser si comme moi : vous subissez les leçons de conduite, le feeling ne passe pas avec votre moniteur, vous êtes découragé(e) et vous vivez comme un(e) boulet de la conduite. Ca vaut aussi pour ceux qui projettent de le passer mais qui ont quelques appréhensions, et veulent mettre dès le début, toutes les chances de leur côté ! La bonne nouvelle ? Malgré un parcours quelque peu chaotique, j’ai mon permis en poche ! 🙂

Mon histoire

Je me suis inscrite en auto-école il y a 8 ans. Je n’avais aucune appréhension particulière. J’étais à l’époque en école de communication, avec des journées très soutenues, et je prenais donc mes leçons de conduite tôt le matin ou tard le soir. J’habitais aussi seule donc je n’avais personne véhiculé pour m’aider à m’entrainer et à consolider les acquis. Je me suis dit que j’aurais du, comme bon nombre de mes amies de l’époque, le passer en conduite accompagnée dès mes 16 ans, afin de bénéficier de l’accompagnement des parents et avoir une voiture à disposition pour s’entrainer quotidiennement. Ce qui est fait est fait et je suppose que si vous lisez cet article vous n’avez plus 16 ou 18 ans, donc vous êtes dans la même situation que moi 🙂

J’ai très vite mal vécu ces leçons de conduite, il y a 8 ans donc, car l’état d’esprit de l’auto-école était celui de la réussite coûte que coûte, quitte à laisser de côté ceux qui avaient besoin de plus de temps. Toute jeune à l’époque, je n’ai pas osé me manifester lorsque les moniteurs me hurlaient dessus à cause d’une erreur, tenaient des propos sexistes, ou se moquaient en disant que je ne l’aurais jamais à cause de mon Bac+5. Les leçons sont vite devenues douloureuses, et évidemment très coûteuses. Après avoir laissé tout mon argent – je travaillais à l’époque au Printemps Haussmann pour me le payer – et mon enthousiasme, j’ai passé le permis de conduire. Mon moniteur et l’examinateur ont tenu des propos odieux parlant entre eux de ce que, dans la légende urbaine, certaines filles étaient prêtes à faire à l’examinateur pour obtenir le permis de conduire. Si ça avait été aujourd’hui, j’aurais porté plainte pour harcèlement mais j’étais toute jeune à l’époque et j’ai été impressionnée. #dénoncetonporc
Je n’ai pas eu le permis de conduire cette fois-là et je me suis totalement découragée.

8 ans plus tard, un bébé et plus de maturité, je me suis rendue compte que les transports en commun avec un enfant en bas âge, ce n’est pas très pratique notamment à cause des sacs à porter. J’ai donc retenté l’expérience et cette fois je suis tombée sur une équipe de moniteurs pédagogue et attentive, mais j’ai aussi eu recours à un certain nombre d’astuces que je vous partage ici !

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Garder de vue son objectif et ne pas se décourager

Si comme moi vous avez fait de longues études, on aura souvent tendance à vous dire que ça sera plus dur pour vous. Ce n’est pas faux, non pas que le permis soit réservé aux cons, mais simplement parce que lors des études supérieures on vous apprend à développer votre esprit analytique. Ce temps d’analyse et de questionnement n’est pas toujours bon car en voiture il faut percuter rapidement et prendre des décisions quasi instantanément. Mais peu importe ! Gardez bien de vue votre objectif et ne prêtez pas trop attention aux commentaires extérieurs. Prenez conscience de vos faiblesses et travaillez dessus. Moi par exemple, au quotidien, je regarde une chose à la fois et je prête assez peu attention à ce qui m’entoure. C’est sûrement renforcé par le fait d’être myope, mais j’ai du beaucoup travailler sur cette mauvaise habitude afin d’apprendre à avoir une vue périphérique en voiture. De manière générale ne vous découragez jamais, le permis est un travail de longue haleine. Vous aurez forcément des leçons où vous faites n’importe quoi, d’autres où vous manquez d’attention, mais c’est grâce à ces erreurs que vous progresserez une fois suivante.

Ne sous-estimez pas le pouvoir du regard

A ce propos, l’une des choses primordiales à comprendre est l’importance du regard. Le fait de comprendre cela m’a permis de me débloquer sur de nombreux points. C’est le regard qui permet de commander le cerveau et d’influer sur la conduite. Il faut donc avoir une vision très mobile et périphérique. En clair, il faut regarder partout tout le temps. Cette règle toute simple m’a permis de m’améliorer très rapidement !

Ne pas hésiter à demander à changer de moniteur

Il y a des personnes plus pédagogues que d’autres, mais avant tout, et dans tout apprentissage, le formateur joue beaucoup. Alors oui, on vous dira qu’il faut savoir conduire avec tout le monde. Mais un formateur qui vous comprend et respecte votre façon de faire vous fera gagner beaucoup de temps. N’hésitez pas à rencontrer les moniteurs avant de vous inscrire à l’auto-école, et prenez ensuite le temps de conduire avec plusieurs personnes pour trouver celle qui vous convient le mieux.

Soyez assidu et prenez des notes

Je conduisais en général 3 fois par semaine avec 2 heures de conduite à chaque fois, et je trouve que c’est un bon rythme pour progresser et ne pas trop se décourager en cas de mauvaise leçon. Après chaque leçon, je notais toutes mes erreurs et tous les commentaires constructifs de mon moniteur. Je relisais ces notes avant la leçon suivante ce qui me permettait de faire un focus afin d’éviter de recommencer les mêmes fautes. Evidemment il y en aura de nouvelles qui arriveront mais qu’importe, au final vous arrivez à vous améliorer durablement !

Compléter votre formation avec des vidéos

En leçon, vous devez être partout : contrôler la route, gérer votre voiture, écouter votre moniteur. On manque souvent de recul et de temps pour assimiler. J’ai donc, entre chaque leçon, regardé beaucoup de vidéos. Je sélectionnais les thématiques qui me faisaient le plus défaut, pour moi c’était souvent les manoeuvres et les insertions. Et je regardais encore et encore des vidéos de différents comptes. Ce qui m’a le plus servi : combiner mon expérience de conductrice, un rappel de pratique que les youtubeurs font souvent, et le fait de voir une autre voiture faire la manoeuvre. En tant que spectateur on a bien le temps de tout analyser et d’en tirer des conclusions ! Vous pouvez aussi regarder les examens blancs qui sont très utiles. Après chaque vidéo, je notais sur mon cahier toutes les choses importantes que je ne devais pas oublier. Mon cahier est aujourd’hui une vraie mine d’or et me sert encore en tant que jeune conductrice !

J’aime particulièrement les chaînes Mel Reste Zen, Le Permis de Fab et Video Permis. D’ailleurs cette dernière chaîne propose une formation en ligne de 3 mois à 29 euros : vous avez accès à des vidéos bonus qui sont franchement très bien faites, et à un groupe Facebook privé dans lequel vous pouvez poser toutes vos questions. Ca a été pour moi d’une très grande aide et m’a débloqué sur des points que je n’arrivais pas à démêler avec mon moniteur. Et je précise, j’ai payé comme tout le monde et ce n’est absolument pas sponsorisé 😉

Couverture © Daniela Cuevas

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9 réponses sur “Permis : mes conseils pour l’obtenir enfin”

    1. Merci pour ton commentaire ! Je pense que l’on a tous plus ou moins vécu ce genre de situation. Dans la situation il faut vraiment ne pas se décourager et se faire accompagner par un autre moniteur 🙂

  1. Et est-ce que tu as aussi des conseils pour les jeunes conducteurs ? J’ai eu mon permis avec mal mais maintenant impossible de conduire, la peur me tétanise sachant que j’ai mon bébé dans la voiture!

    1. Débuter par des routes connues, avec quelqu’un de bienveillant pour donner des petits tips de conducteur avisé. Surtout ne pas s’arrêter de conduire ! même s’il y a des jours plus durs que d’autres 🙂

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