Escapade bucolique dans les jardins de Claude Monet

Victor, cet enfant qui sent chaque fleur avec intensité 🌷 Dommage que je ne puisse vous partager les délicieuses effluves qui s’exhalaient de ces allées. 

Je connaissais déjà la Fondation Claude Monet pour l’avoir visitée il y a une dizaine d’années. J’en conservais un souvenir ému. J’ai encore une fois été séduite par les sublimes variétés de fleurs, ces jolies allées et l’atmosphère très poétique.

Petite réserve toutefois quant au nombre de visiteurs, mais on peut penser que nous l’avons bien cherché puisque nous avons visité les jardins un samedi à 15h. Je vous conseille donc de privilégier le matin à l’ouverture, durant le déjeuner, ou encore mieux en semaine.

Monet s’installa à Giverny en 1883 et c’est assez drôle de penser qu’il a appréhendé son jardin de la même manière qu’une peinture, le transformant en un véritable chef d’oeuvre floral.

Il a réalisé de nombreuses oeuvres à Giverny et ce lieu cher à son coeur est vite devenu son point d’attache, son ancrage, et ce jusqu’à sa mort. Inventif dans son jardin comme il l’était dans sa peinture, il a travaillé  de manière très méthodique afin de créer des zones d’ombres, des couleurs et des équilibres se traduisant en arceaux, massifs et fleurs par milliers.

Le clos normand était initialement constitué uniquement d’une pommeraie et d’un potager. Monet en a fait un lieu coloré et pétulant, y ajoutant capucines, roses odorantes, cerisiers et abricotiers du japon. Sans oublier bien sûr les parterres de jonquilles, tulipes, narcisses, iris, pavots d’Orient, pivoines …

Le jardin d’eau est l’un de mes lieux préférés car je le trouve emprunt de romantisme et il pourrait bien avoir des tendances mélancoliques.

Ce petit étang basique de l’autre côté de la voie de chemin de fer devient bien vite une annexe du clos normand. On s’y rend en traversant un pont japonais qui mène à une allée très orientale : bambous, ginkgos biloba, érables, pivoines arbusives du Japon, lis et saules pleureurs.

En 1897, il commence à peindre les nymphéas, plantés au petit bonheur la chance dans son étang.

Il tente de restituer l’atmosphère inégalable de cette « surface de ciel sur laquelle flottent des taches de couleurs ». Ce sera le chef d’oeuvre que l’on connait, et que j’ai eu la chance d’admirer au Musée de l’Orangerie à Paris mais aussi dans d’autres musées lors de mes voyages.

 

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