L’Islande en hiver avec un bébé : Mode d’Emploi (Itinéraire Inside)

Lorsque nous avons annoncé que nous partions en hiver en Islande, tout le monde était bouche bée. Principalement des réflexions sur les températures polaires, vous vous en doutez. Mais lorsque nous ajoutions que ça serait aussi le premier voyage de Victor, alors là nous avons eu beaucoup de commentaires. Rien de méchant, simplement de l’étonnement, et aussi il faut bien l’avouer, de l’inquiétude de la part de nos familles. Peur qu’il souffre du froid, qu’il n’apprécie nullement, ou bien qu’il nous brime dans nos découvertes. Après 10 jours passés dans ce pays tout blanc, je peux aujourd’hui vous l’affirmer : partir en Islande avec un bébé de moins de 3 ans, c’est magique ! Mais il convient de suivre quelques règles essentielles.

Première mise au point : je suis convaincue qu’un enfant est tout à fait apte à apprécier un voyage et même si à 2 ans il ne s’en souviendra sans doute pas, nous sommes de ceux qui pensent que la tolérance et l’ouverture au monde s’apprend dès le plus jeune âge. Concrètement : il s’est fait des amis dans chaque lieu, se faisait une joie de découvrir la chambre du jour (nous changions de logement quotidiennement), et se régalait au restaurant. L’Islande est aussi un pays très kids friendly avec dans chaque restaurant un plan à langer et une chaise haute. Un voyage d’une grande simplicité !

Destination grand froid ! Avant d’admirer ce sublime paysage vu d’avion, il vous faudra penser à vous équiper parfaitement. J’ai dressé la liste complète de notre packing list ici. Nous n’avons pas utilisé les couvertures de survie et la trousse à pharmacie de compétition, mais c’était bien l’idée. En revanche les crampons et toutes les couches thermiques se sont avérées essentielles pour profiter du séjour. Le fait d’acheter de l’eau minérale (bien que ce soit une hérésie pour les islandais), s’est aussi avéré essentiel pour nous car l’eau du robinet a une odeur et un goût de souffre très, très, très prononcés 😉

Nous avons eu de la chance car lorsque nous y étions les températures oscillaient entre 0 et 7 degrés, c’était donc totalement tolérable. Prenez bien en considération cependant que le vent souffle très, très fort. Et lorsqu’il est accompagné de pluie ou de neige, ça devient vite désagréable si vous n’êtes pas parfaitement équipés. Pour en revenir à la météo, je vous listais dans mon article précédent les sites à consulter chaque jour. Il faut savoir que c’est un pays parfaitement au point concernant les tempêtes et tout changement climatique. Si on vous annonce une tempête de 12h à 18h pour le lendemain, vous pouvez vous y fier ! Leur précision est assez impressionnante même s’il est recommandé de conserver une petite marge de sécurité. La veille il vous faudra donc vérifier que les routes sont accessibles et que le climat est clément pour vos visites du lendemain. Si ce n’est pas le cas, vous pourrez avoir à modifier votre programme comme nous l’avons fait : reporter des visites au lendemain ou partir très tôt pour éviter les tempêtes. Nous n’avons pas eu à annuler quoique ce soit mais c’est une option possible et nous étions prêts à réserver des hôtels en back up si besoin. Evidemment pour avoir autant de flexibilité il ne faut pas trop charger le programme et conserver peu de temps de route quotidien. Ce qui m’amène à mon prochain point : notre itinéraire !

Je me suis longtemps demandé en préparant l’itinéraire si les distances Google Maps étaient fiables en terme de durée. Et bien je peux vous affirmer qu’elles le sont ! A noter cependant que nous avions un 4×4 (essentiel à mes yeux même sans passer des gués) et que si nous avons roulé par grand vent, pluie et forte neige, nous n’avons jamais pris la route durant les tempêtes. Nous avons toujours oscillé entre 1h et 2h de route quotidiennes, mis à part les deux derniers jours où j’ai du rallonger le temps de route car nous avions deux jours pour aller de Jökulsárlón à Keflavik. Sachant que notre fils fait environ 2h de sieste par jour, c’était parfait ! Et lorsque nous avons du partir tôt le matin car la tempête ferait rage à 12h, ce ne fût pas un problème non plus.

Nous sommes arrivés J1 vers 16h à l’aéroport de Keflavik, avec une petite heure de retard. Nous n’avions rien prévu sur ce premier jour et nous avions bien fait car il nous a fallu du temps pour attendre nos bagages, récupérer notre 4×4 de location, et enfin rejoindre Reykjavik. Nous sommes arrivés pile à temps pour diner dans la ville et se reposer pour attaquer le voyage en pleine forme. Le lendemain nous avons visité la capitale jusqu’au début d’après-midi, c’est vraiment petit.

Puis nous avons roulé jusqu’à Borgarnes pour y passer la nuit. Le lendemain nous sommes allées voir les cascades Hraufossar et Barnafoss et sommes arrivés en fin de journée à Saudafell. C’est cette nuit là que nous avons vu une aurore boréale !

Jour 4, nous entamons notre découverte de la Péninsule de Snæfellsnes. Nous avons particulièrement aimé le village de pêcheur Grundarfjordur et la beauté de l’imposante montagne Kirkjufell.

Nous avons ensuite passé la nuit à Stykkisholmur où nous avons fait de très belles rencontres, mais je vous en reparlerai. Le lendemain était une journée que j’attendais tout particulièrement, avec la découverte de Ytri Tunga Beach et de l’église noire Budakirkja. Je ne fus pas déçue, quelle beauté ! Nous avons à nouveau passé la nuit à Borgarnes, bien que le village n’ait pas d’intérêt en soi, afin de ne pas faire trop de route le lendemain.

Pas de chance, notre première (et seule) route coupée pour aller au Parc National de Thingvellir ! Nous avons du repasser par Reykjavik pour emprunter la route principale. Ce n’était pas au programme mais heureusement la durée de route ne s’est allongée que de 30 minutes. Ici l’expression « ça valait le détour » prend tout son sens, nous étions subjugués par la beauté des lieux. Nous avons également admiré la cascade Gulfoss (superbe mais beaucoup trop de monde à mon goût).

Ainsi que Geysir, vite rebaptisé « l’eau pas contente » par notre loulou.

Une tempête dans la nuit, le vent a soufflé très fort et nous attendons 13h avant de sortir de notre nid. Ca tombe plutôt bien car ce Jour 5 était sous le signe de la détente avec une seule activité au programme : les sources chaudes de Secret Lagoon. Un très bon moment sans aucun vent, un délice ! Je vous en reparlerai dans un article dédié car le lieu est tout à fait adapté pour les moins de 3 ans, Victor a adoré. Nous avons ensuite séjourné à Hvolsvollur afin de découvrir dès le lendemain les cascades de Seljalandsfoss et la superbe cascade de Skogafoss, sans conteste l’un de nos spots préférés !

Jour 6 : Grosse tempête dès 12h ! Nous avons tout juste le temps de rouler jusqu’à Jökulsárlón avant que les routes ne ferment. Nous arrivons pour déjeuner et non prenons le temps de faire la sieste, tout le monde fait de même par ce temps ! Le lendemain nous prendrons le temps de découvrir, subjugués, les glaciers de Jökulsárlón, mais surtout Fjallsárlón qui a remporté nos faveurs. Un lieu hors du temps, sans aucun bruit que le vent, où se retrouver seuls au monde au milieu des glaciers. Un délice !

En fin de journée nous admirons la fabuleuse plage de Vik : Reykisfiara Beach. Une magnifique journée comme on en a peu dans sa vie !

Le voyage touche déjà à sa fin. Pour notre dernière journée nous avions prévu de faire une surprise à Victor : il allait pouvoir monter sur un cheval islandais, un vrai baptême pour lui qui aime tant les chevaux. Il s’est débrouillé comme un chef ! dixit la maman très fière. Nous avons ensuite fait quelques haltes pour se restaurer et shopper nos derniers souvenirs, avant de passer la nuit à Keflavik à quelques minutes seulement de l’aéroport. Les vols pour retourner en France décollent à 7h !

EnregistrerEnregistrer

10 réponses sur “L’Islande en hiver avec un bébé : Mode d’Emploi (Itinéraire Inside)”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *