De mère à fille : La dernière tétée

Lors de ma grossesse, j’avais évoqué avec ma sage-femme mon envie d’allaiter. J’avais été conseillée et encouragée, et on m’avait dit que si j’arrivais à l’allaiter 6 mois c’était vraiment l’idéal pour lui. C’était donc le but que je m’étais fixée. J’ai tellement aimé cet allaitement que j’ai voulu prolonger un peu plus longtemps, et je suis vraiment fière et heureuse de ce bel allaitement de 7 mois pour mon petit bout. Clap de fin pour nous puisque j’ai un bonhomme très indépendant qui s’est désintéressé naturellement des tétés, pour découvrir la vie par lui-même. Je vous raconte ces dernières tétées, avec je dois l’avouer, une pointe d’émotion 😉

Remplacer progressivement les tétées

A mi-parcours, je suis allée à une réunion sur l’allaitement animé notamment par une conseillère en lactation. J’y ai appris beaucoup, et notamment comment réaliser le sevrage de la bonne manière. Exit la mère qui part en vacances et laisse le papa se dépêtrer d’un bébé affamé et en manque de contact maternel, il fallait plutôt accompagner et y aller progressivement, au rythme de la mère et de l’enfant.

Au début Victor ne voulait pas du tout prendre le biberon, il ne savait pas comment le prendre, n’avalait presque rien, et était juste écoeuré par ce nouveau goût inconnu. Nous l’avons pris avec humour, sans dramatiser, et on s’est beaucoup amusé de sa petite mine dégoutée. Nous y sommes allés lentement mais surement, en lui reproposant plusieurs jours d’affilée. Au bout d’une semaine, déclic : il a bu tout son biberon dans les bras de son papa, comme si de rien n’était. J’étais fière, célébrant cette petite victoire en famille, mon fils grandissait. Les mamans me comprendront : dans le même temps, mon petit coeur de mère était légèrement pincé de sentir mon bébé déjà s’échapper. Mais ainsi va la vie, c’est dans ce sens que doivent aller les choses.

Les choses sérieuses ont commencé puisque chaque biberon correspondait à une tétée supprimée. Je me sentais un peu fragile donc j’ai voulu prendre le temps pour ne pas aller trop vite : les tétées ont été remplacées tous les 4 jours, puis une tétée remplacée par semaine. Je suis restée un petit moment avec la tétée de la sieste uniquement pour le jour, et les tétées de nuit (soir, nuit, matin). Je me sentais bien dans ce rythme et je voulais prendre le temps de profiter et que mon corps s’adapte (je vous en reparle en fin d’article). Je précise que je n’avais ni reprise du boulot ni entrée en crèche à gérer, nous étions libres d’y aller à notre rythme.

Quand votre enfant est prêt

Mais que faire quand le rythme qui vous convient n’est plus bon pour votre petit ? Et bien on s’adapte ! Victor, lui, était dans sa soif d’apprendre et de grandir. Les acquisitions bien en place : 4 pattes, premiers phonèmes, position assise … Il voulait aussi tenir son biberon seul comme un grand (et c’est là que tu repenses au calme des tétées VS l’agitation, le jeu, et les tâches des biberons 😉 ) et la tétée de la sieste le désintéressait totalement. On a donc continué sur notre lancée : suppression de toutes les tétées de jour, puis de celle du matin (je voulais la garder mais le matin Victor ne veut plus le sein, quand je vous dis que c’est lui qui décide 😉 ), et progressivement de quelques tétées de nuit (câlin à la place de tétée). Aucun drame, aucun pleur, le petit bonhomme donnait le tempo. Tout c’est fait en douceur et je dois dire que prendre le temps a été salvateur pour nous car nous l’avons suivi plutôt que de lui imposer quoi que ce soit.

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Soigner sa peau durant le sevrage

Je vous parlais de mon rituel beauté et il a, durant cette période de sevrage, pris véritablement tout son sens. Je vous ai parlé d’une des raisons pour lesquelles j’y allais doucement – prendre le temps de m’habituer et d’être prête psychologiquement – mais ce n’est pas la seule. Je redoutais d’avoir des vergetures sur la poitrine, mais aussi d’avoir mal avec trop de lait par rapport aux tétées effectives. Le fait d’y aller très doucement était encore une fois la bonne idée : mon corps avait à chaque fois entre 4 jours et une semaine pour s’habituer. Résultat ? Une lactation qui diminuait progressivement – n’étant pas stimulée. J’ai eu du lait jusqu’au bout, mais ça correspondait toujours aux tétées gardées pour bébé. Je n’ai jamais eu mal, ni même de sensation d’inconfort. Plus que jamais, votre rituel beauté sera essentiel à ce moment là. Je me badigeonnais matin et soir d’huile d’amande douce, et comme pour le ventre durant ma grossesse, j’ai échappé à toute vergeture.

Et vous, le sevrage, vous l’avez vécu comment ? Je suis curieuse de lire vos expériences et ressentis 🙂

26 réponses sur “De mère à fille : La dernière tétée”

    1. Oh mince, je suis désolée pour toi. Mais je suis sure que c’est comme la douleur de l’accouchement, on oublie vite ces petits moments de douleur pour se concentrer sur le bonheur de voir notre enfant grandir 🙂 plein de bisous pour toi et ta famille !

  1. Alors moi c’était pareil, progressif et naturel. Cela dit c’est bien pour un sevrage plus ou moins « provoqué », car moi j’ai attendu le sevrage dit « naturel » des 2 ans et demi

    1. Je pense que chaque manière de faire est la bonne du moment qu’elle te convient à toi 🙂 Et si ça nous ouvre de nouvelles perspectives, c’est encore mieux ! A très bientôt et merci pour ton commentaire Myriam

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