La peinture à l’huile pour les écolos

Pour ce nouveau projet, je continue à m’essayer à l’huile, car bien que cela soit difficile pour une novice comme moi, j’aime ses effets de matière, sa luminosité et la force des couleurs. Et surtout je voulais découvrir la gamme « Green for Oil  » de chez Sennelier car vous savez que l’écologie est de toute première importance pour moi :  je peins à mes heures perdues, dans mon appartement, et ne souhaite en aucun cas incommoder mon fils.

Cette gamme est conçue avec des ingrédients naturels ne contenant aucune substance toxique, à base de colza, tournesol, soja, lin et je peux même l’emmener en voyage car les produits sont admis en avion.

J’ai choisi cette fois-ci un papier pour huile au format panoramique de chez Clairefontaine. Le format est très intéressant et sort de l’ordinaire.

C’est un papier pour l’étude, ce qui convient parfaitement pour mes débuts. Il est lisse et blanc, épais et encollé aux quatres côtés pour éviter qu’il se gondole. Et surtout il est parfaitement imperméable aux solvants. Il se présente donc comme un papier mais peut se travailler comme une toile.

Comme vous le savez, j’aime la spontanéité, et je n’ai pas beaucoup de temps entre mon travail et ma vie de famille. J’ai donc choisi de travailler  » dans le frais « , c’est à dire en une seule fois .

J’ai fait un lavis à la brosse, avec le diluant. Il fluidifie la matière et rend la .peinture plus souple et plus onctueuse.

J’ai repris les huiles dont je vous ai parlé la dernière fois, de chez Schmincke, car c’est une  formule écologique avec des huiles et des additifs végétaux.

J’ai choisi ensuite un petit pinceau Léonard en fibres synthétiques. Sa forme biseautée donne une certaine vivacité de trait. De plus il a une excellente tenue et permet ensuite une précision dans les déliés, les détails fins.

Mon matériel prêt, je me suis lancée.

J’ai commencé par dessiner directement au pinceau les grandes lignes en utilisant les couleurs directement du tube, sans les mélanger pour obtenir des couleurs plus franches et parfois, puisque la couche du dessous n’était pas sèche, j’ai pu travailler sur le mélange des teintes directement.

Avec le médium liquide la première impression est très agréable.

Liquide, donc aussi léger et incolore que l’essence de térébenthine ou le white spirit , mais la similitude s’arrête là. Ce médium écologique  n’a pas d’odeur, ou plutôt si, une odeur douce et subtile, légèrement fleurie. Plus besoin d’ouvrir les fenêtres en grand ! Quand à l’usage, il me semble que la pâte reste plus grasse avec 25 % de dilution, facile à travailler et surtout les couleurs ne sont pas affadies mais restent chatoyantes.

J’ai aussi essayé le médium en gel de chez Sennelier : les caracteristiques ecologiques sont les même que le liquide, l’odeur également, mais il semble convenir plus pour un travail en épaisseur. Le produit est très agréable à travailler, un gel épais qui laissent les couleurs très brillantes .

La grande différence est dans le temps de séchage. Les autres médiums à base de pétrole sont très volatiles et sèchent en quelques minutes alors qu’avec ce médium, le temps de séchage est augmenté. C’est donc parfait pour le travail dans le frais, et on peut sans souci s’interrompre et reprendre un peu plus tard, il est possible de retravailler la pâte. Par contre cela peut ne pas convenir pour certains car le temps de séchage est long. Pour l’instant, après 3 jours, il n’est pas sec. Je n’ai pas de recul sur le temps de séchage. Le médium en gel semble sécher plus vite.

Il existe d’autres médiums chez  Schmincke qui contiennent peu de solvants, je vous en parlerai la prochaine fois. Et voila, en quelques coups de pinceaux, assez rapides, mes essais pour cette fois-ci.

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